François Partant aura été, pour moi, un des premiers auteurs à remettre en cause la notion même de développement – voir quelques réflexions personnelles sur MyWeb
Je parlerai un peu plus du « Pédalo Ivre » dans mon prochain article sur l’Utopie. « La Guérilla économique » et « La Fin du Développement » m’auront également profondément marqué.
L’association « La ligne d’Horizon » a continué, pendant plusieurs années, à faire connaître ses idées.
On trouvera ci-dessous ce qu’en dit Gemini, qui me paraît une assez bonne synthèse…
Vous parlez de François Partant (de son vrai nom François Roche, 1926-1987), une figure intellectuelle majeure et passionnante. Ancien banquier d’affaires (notamment chez Paribas) et expert auprès d’organismes de développement international, il a radicalement changé de voie dans les années 1970 après avoir constaté sur le terrain (Iran, Madagascar, Congo, Yémen) les ravages des politiques économiques occidentales sur le tiers-monde. Il est devenu l’un des premiers théoriciens de l’après-développement et de la décroissance.
Voici ce qu’il faut retenir de sa pensée et de ses « compagnons » :
1. Sa critique radicale du développement
Pour François Partant, le concept de « développement » imposé par l’Occident n’est pas une aide, mais une forme de guerre économique.
- Il explique que ce système détruit l’autosuffisance et les cultures locales pour intégrer de force les pays du Sud dans le marché mondial, les rendant dépendants et endettés.
- Sa thèse principale est que le système industriel mondial court à sa perte (ce qu’il théorise dans son livre phare de 1982, La Fin du développement) et que la crise occidentale n’est pas passagère, mais structurelle.
2. Sa proposition : L’alternative et l’autonomie
Loin d’être uniquement un critique passif, il a cherché des solutions concrètes pour l’après-capitalisme. Il prônait :
- Un retour à l’autonomie locale (notamment agricole).
- L’idée d’une « microsociété » ou d’une société alternative basée sur l’autogestion, portée par ceux qu’il appelait les « naufragés » du système (ceux qui refusent ou sont exclus du productivisme).
3. Les « Amis » et héritiers de sa pensée
Si vous cherchiez « les amis de François Partant », sachez qu’il a profondément marqué les milieux libertaires, autogestionnaires et écologistes :
- L’association « La Ligne d’Horizon » : Après sa mort en 1987, ses proches et des intellectuels ont fondé cette association (du nom de son livre posthume La Ligne d’horizon. Essai sur l’après-développement) pour faire vivre sa pensée. Des auteurs comme François de Ravignan ont continué à analyser et diffuser son œuvre.
- La mouvance de la Décroissance : Il est considéré, aux côtés de penseurs comme Ivan Illich, Nicholas Georgescu-Roegen ou Serge Latouche, comme l’un des pères spirituels de l’altermondialisme et de la décroissance en France.
Ses ouvrages majeurs à découvrir :
- La Guérilla économique (1976)
- Que la crise s’aggrave (1978)
- Le Pédalo ivre (1980) – où il utilise l’ironie pour attaquer l’absurdité du système.
- La Fin du développement (1982)
Last updated on May 28, 2026