ou aussi de temps en temps « Oh J’cours tout seul » de William Sheller, sur l’album bien nommé « Le Nouveau Monde » – quoique j’aime beaucoup ces mots de Margaret Mead…
Le marché de Jocotan
En 1974, j’avais 18 ans, nous organisons un voyage de deux mois au Guatemala et au Mexique, pour rendre visite à un ancien chef scout parti animer une radio d’alphabétisation. Premiers contacts avec d’autres modes de vie…
Durant mes études d’ingénieur (1973-1978), j’aurai surtout cherché à suivre des cours en sciences humaines… (et produit un petit travail intitulé “Quel développement ?”). Nous formons un “kot” communautaire, destiné à sensibiliser les ingénieurs à leur “rôle social”, au travers de dîners-conférences avec des personnalités extérieures. Nous faisons par exemple venir Charles Piaget à Louvain-la-Neuve pour nous raconter l’expérience autogestionnaire de Lip. Je découvre aussi avec beaucoup d’intérêt les travaux d’André Gorz (Michel Bosquet), de François Partant, et de Nicholas Georgescu-Roegen.
Je pars alors un an aux États-Unis et en Amérique Latine, initialement pour suivre un séminaire d’Ivan Illich à Cuernavaca, mais ce séminaire étant terminé, je poursuis mon voyage au travers du Mexique et de l’Amérique centrale, jusqu’en Colombie, Equateur, Pérou et Bolivie. Juste une année “sabbatique”, pour rencontrer des gens, pour voir autre chose, pour essayer de comprendre.
Un marché andin, inondé par la musique de “Saturday Night Fever” (constat très anecdotique et néanmoins révélateur des prémices de la mondialisation)
Retour en Belgique en 1979, où les cours suivis dans le cadre de la coopération belge me marquent profondément : “relativisme culturel (relatif)”, “besoins essentiels”, “ne pas partir avec un esprit de missionnaire”. Ces cours étaient donnés par des gens extrêmement intéressants, en porte-à-faux complet avec l’institution…
En 1980, trois mois de cours post-grade sur les pays en voie de développement à Lausanne (EPFL), cours destinés à élargir l’horizon d’étudiants ayant eu une formation scientifique, et là aussi, rencontre de professeurs remarquables (Fabrizio Sabelli par exemple, mais aussi Jacques Grinevald) et de Susan George, que nous invitons à venir faire une conférence.
Puis je pars travailler trois ans en Inde, pour le Bureau International du Travail (BIT), où (heureusement…) je ne fais pas de coopération au développement proprement dite, mais plutôt des études, en particulier sur l’ “Impact socio-économique du choix de technologies pour le pompage de l’eau d’irrigation”. Et je suis très content de n’avoir finalement rien “détruit”…
Exemple de technologie appropriée, ici pour le pompage de l’eau d’irrigation
Les deux ans et demi suivants seront consacrées à l’énergie (solaire, renouvelable, audits énergétiques), à écrire des articles dans “Champ Libre” sur l’architecture bioclimatique, et à une tentative (compliquée) de bâtir une maison autonome, afin entre autres de vivre en cohérence avec mes idées, et d’essayer de montrer qu’il est possible de vivre sans nécessairement exploiter le travail des autres, et en particulier le Sud…
Suivra une parenthèse de 27 ans dans un bureau d’études lié à un grand groupe énergétique français, passés essentiellement à faire de l’informatique (développements de bases de données, d’applications de gestion et d’intranets, avec un accent particulier sur l’utilité des réseaux sociaux internes à l’entreprise pour favoriser le partage des connaissances – voir la page « Publications« )
Et enfin, un “léger” burn-out, qui m’aura permis de me reconstruire, de beaucoup lire et de démarrer la rédaction de cet essai…
J’aime la nature et l’art, la marche et les îles, le ski et le tennis, la lecture, le cinéma et tant d’autres choses, à commencer par l’oisiveté…
Et je suis passionné depuis quelques dizaines d’années par l’écologie, les problèmes liés au développement et les peuples autochtones. En particulier les Indiens d’Amérique du Nord, les Indiens d’Amazonie, les Aborigènes ainsi que les peuples de l’Himalaya (Tibet, Bhoutan, Ladakh…) – et de manière générale tous les peuples menacés…
Last updated on February 3, 2023
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1 réflexion sur « Qui suis-je ? »
Bravo Michel. Très beau parcours tourné vers les autres, leur culture… Tu en a vu du monde et ta tête doit être bien pleine de nombreux souvenirs heureux et parfois aussi sans doute douloureux.
On penserait presque à « une pose » de 27 ans dans tous ce parcours
Tu es riche de curiosité. Bravo!
Bravo Michel. Très beau parcours tourné vers les autres, leur culture… Tu en a vu du monde et ta tête doit être bien pleine de nombreux souvenirs heureux et parfois aussi sans doute douloureux.
On penserait presque à « une pose » de 27 ans dans tous ce parcours
Tu es riche de curiosité. Bravo!
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