Or, quelle leçon plus claire que celle-ci : que toute espérance est déçue, toujours ?
Mais dire simplement ceci : que nous n’avons de bonheur, au contraire, que dans ces moments de grâce où nous n’espérons rien, que nous n’avons de bonheur qu’à proportion du désespoir que nous sommes capables de supporter !
Parce que la vie est décevante, toujours, et qu’on n’échappe à la déception qu’en se libérant de l’espérance
André Compte-Sponville
La dernière phrase de ce texte m’évoque celle prononcée par André Breton au début des années 50 après qu’il ait découvert Saint-Cirq-Lapopie (petite ville du Sud Ouest de la France où il résidera plus de 15 ans ) : « J’ai cessé de me désirer ailleurs. »
http://www.saint-cirqlapopie.com/artistes/andre-breton-et-les-surrealistes
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En complément à mon commentaire de 2017, je voudrais ajouter que la phrase d’André Breton « J’ai cessé de me désirer ailleurs » comporte trois interprétations possibles :
1. Je suis bien ici parce que c’est beau et je n’ai plus envie d’aller ailleurs, ce qui est bien une forme de bonheur (c’est ce que je croyais en 2017 qu’André Breton pensait)
2. J’en ai marre et je n’ai plus envie de rien, on serait donc là dans une forme de dépression (c’est ce qu’André Breton aurait pensé selon certains parce qu’il était ‘mal’ à l’époque)
3. Je suis devenu sage et j’ai cessé de désirer vouloir toujours autre chose, ce qui serait donc l’état le plus élevé du bonheur (ce que n’aurait donc pas atteint André Breton)
C’est de la philosophie mais cela peut quand même aider à retrouver du sens dans certaines circonstances …
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