(lire d’abord le billet précédent – A propos de la chronique d’Amid Faljaoui “consommer local”)
Décidément, notre chroniqueur est en forme… et termine sa chronique par « Reste donc à espérer que la numérisation de notre société créera plus d’emplois qu’elle n’en détruira… »
Ben non, cher Amid, si c’était vrai cela se saurait ! Quand une entreprise décide d’automatiser, c’est pour réduire ses coûts, et aussi pour essayer d’augmenter sa part de marché. C’est-à-dire obéir à sa logique (la seule) d’augmentation du profit.
Sauf cas très particuliers (quand précisément cette automatisation génère un avantage concurrentiel, aux dépens d’autres entreprises qui vont elles perdre de l’emploi), le bilan réel global en matière d’emploi ne peut pas être positif.
Est-ce nécessairement une mauvaise chose ? L’emploi baisse et continuera à baisser. Il nous faut donc apprendre à le partager (un raisonnement sans doute trop simpliste pour les « vrais » économistes…). Et surtout à trouver d’autres manières de répartir la richesse. L’ensemble de ce que le monde produit ne peut en effet croître indéfiniment dans un monde fini. Autant prendre la mesure de ce phénomène plutôt que de le subir.
Ce qui nous renvoie à la chronique d’hier : « Mme Dupont gagne plus d’argent, paie plus d’impôt et pourra même engager une personne ou deux en plus. Magnifique, non? » Pourquoi ne pas faire en sorte de s’arrêter là, au lieu de glisser insidieusement vers la prédiction d’une faillite généralisée !
NB : la photo a été prise sur la route de Copán (Honduras) en juillet 1974
Last updated on January 12, 2023