(…) le « buen vivir » (bien vivre) des Amérindiens, (…), la « vie pleine » de Rigoberta Menchu,
(…) et qu’il est possible de penser un socialisme sans croissance.
(…) Nous sous-estimons trop ce que le capitalisme fait à la sensibilité (émotionnelle et esthétique). Comment redevenir des vivants ?
(…) Je rêve d’une gauche maquisarde, une gauche buissonnière mais qui fasse école, une gauche qui donne envie, qui suscite le désir de changer de vie. Mieux, nous devons troquer le désir de socialisme contre un socialisme du désir, contre un socialisme qui invente ses propres dissolvants d’angoisse existentielle contre ceux du capitalisme, une gauche de la jouissance d’être contre un capitalisme de la jouissance d’avoir.
Paul Ariès, in Le Nouvel Obs du 15 mars 2012
NB : la photo a été prise à Rome, piazza Margana, à quelques pas de l’agitation de la piazza Venezia, le 4 septembre 2010
Last updated on January 13, 2023