Economie indienne

Toujours cette recherche d’autres modes d’organisation économique, en particulier inspirés des autres cultures. Article de Robert Maggiori, dans Libération du 24 novembre 2011, parlant de Pierre Clastres :

Les Indiens ne travaillent que peu d’heures par jour, parce qu’ils usent de leurs techniques pour produire ce dont ils ont besoin, et non accumuler pour accumuler. Il n’y a pas une incapacité à produire du surplus, signe d’ « arriération », mais une volonté partagée de ne pas le créer, de « travailler moins » pour gagner plus en socialité, en temps libre, en prestige, en fête.
 
Autrement dit, c’est la politique qui, délibérément, empêche l’économie de suivre ses logiques d’accumulation effrénée, de gâchis, de dégradation de la nature, parce que, sans bride, elles briseraient les équilibres traditionnels, rompraient avec la loi des ancêtres, laquelle veut que la société humaine se fonde sur la réciprocité, la mutualité et l’égalité. On voit ainsi, grâce aux Guarani ou aux Chulupi, que la politique peut viser d’autres horizons que ceux qui semblent fixés par le « destin »: le marché, la capitalisation, l’Etat.

NB : la photo a été prise en août 1974, au bord du très touristique lac Atitlan (Guatemala)

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